
Villa Eilenroc
Une villa de 1867 à la pointe du Cap, léguée à la commune d’Antibes en 1982 avec son parc de 11 hectares.
Dacoucou · CC BY-SA 3.0
Une place forte devenue lieu de villégiature, prolongée par une presqu’île de pins, de jardins et de villas.
Les remparts d’Antibes face à la mer — Photo : Jordiferrer, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Antibes a longtemps été une ville de garnison. Au XIXe siècle, elle s’ouvre vers le Cap, peu à peu investi par les jardins et les villas.
La commune réunit trois visages : le Vieil-Antibes et son port, la station de Juan-les-Pins, et le Cap d’Antibes, où se concentrent les grandes demeures.

Au Ve siècle avant notre ère, des Grecs venus de Marseille établissent ici le comptoir d’Antipolis. La ville passe ensuite sous domination romaine et devient siège épiscopal, jusqu’au transfert de celui-ci à Grasse en 1243.
Le rattachement de la Provence à la France, en 1481, fait d’Antibes une place avancée du royaume. Ravagée en 1524 et 1536, elle reçoit une nouvelle enceinte au XVIe siècle. Le Réseau Vauban date le fort Carré de 1585, sous Henri III. Vauban visite la ville en 1679 et en 1682, et son projet est en partie réalisé par l’ingénieur Antoine Niquet.
La place est déclassée en 1889 et l’essentiel des murailles est démoli après 1895. La ville s’étend vers la campagne et le Cap, où Gustave Thuret crée à partir de 1858 un jardin d’acclimatation, légué à l’État en 1878.
La villa Eilenroc s’élève en 1867 et l’hôtel du Cap ouvre sous sa première forme vers 1870. La station de Juan-les-Pins est créée en 1882 ; après la Première Guerre mondiale, Frank Jay Gould en fait une destination d’été à la mode et y ouvre l’hôtel Le Provençal en 1927.
Grandes demeures en pierre au milieu de leur parc, comme la villa Eilenroc.
Maisons de villégiature comme le château de la Croë, ouvertes sur le rivage.
Le ministère de la Culture attribue à l’architecte américain au moins 70 maisons, dont 21 au Cap d’Antibes, parmi lesquelles la villa Aujourd’hui, de 1938.
La ville ancienne, en bord de mer, héritière de la place forte.
Le fort, utilisé comme casernement jusqu’en 1967, est restauré de 1979 à 1985 puis ouvert au public en 1998.
La station créée en 1882 et relancée par Frank Jay Gould après la Première Guerre mondiale.
La baie et la hauteur du Cap, reliées à la plage d’Eilenroc par un sentier côtier de 3,7 kilomètres.
La presqu’île des grandes demeures et du jardin Thuret ; plusieurs de ces villas sont des propriétés privées.


Une villa de 1867 à la pointe du Cap, léguée à la commune d’Antibes en 1982 avec son parc de 11 hectares.
Dacoucou · CC BY-SA 3.0

Une demeure d’Armand-Albert Rateau, achevée en 1931, louée à partir de 1938 par le duc et la duchesse de Windsor.
Aimelaime, Wikipédia en français · domaine public
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