
Jordiferrer · CC BY-SA 4.0
Antibes / Cap d’Antibes
Une presqu’île boisée entre Antibes et Juan-les-Pins.
Du bourg ancien du Suquet aux hauteurs de la Californie, une ville façonnée par la villégiature d’hiver du XIXe siècle, puis par les palaces et les résidences de la Croisette.
Cannes, le Vieux-Port et la baie — Photo : Spike, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Cannes doit sa forme actuelle à un siècle de villégiature : les villas d’hiver de l’aristocratie européenne, puis les palaces, puis les immeubles résidentiels du front de mer.
Entre la baie, les îles de Lérins au large et le massif de l’Esterel à l’ouest, la ville s’étage de la mer vers les collines. Ce relief explique la répartition de son patrimoine résidentiel : appartements et résidences sur le littoral, villas et domaines sur les hauteurs.

Le bourg ancien s’est développé sur la colline du Suquet, autour du château et de la tour élevés au Moyen Âge, à l’époque où les moines de l’abbaye de Lérins exerçaient leur autorité sur le territoire. Jusqu’au début du XIXe siècle, Cannes reste une petite cité de pêcheurs.
En 1834, l’homme politique britannique Henry Brougham, ancien lord chancelier, ne peut gagner l’Italie en raison du cordon sanitaire établi contre le choléra. Il s’arrête à Cannes et y fait construire une villa, la villa Éléonore-Louise. Son installation est traditionnellement considérée comme le point de départ de la villégiature d’hiver à Cannes.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des familles aristocratiques et fortunées, notamment britanniques et russes, font construire des villas entourées de jardins. Leurs styles puisent dans un large répertoire historique — néo-gothique, néo-classique, références italiennes ou mauresques — caractéristique de l’éclectisme de l’époque. L’arrivée du chemin de fer, en 1863, facilite l’accès à la ville.
Au début du XXe siècle, le boulevard de la Croisette accueille de grands hôtels : le Carlton ouvre en 1911, le Majestic en 1926 et le Martinez, d’inspiration Art déco, en 1929. Le front de mer devient la vitrine de la ville.
La première édition du Festival international du film se tient en 1946. Dans les décennies suivantes, des immeubles résidentiels s’élèvent le long du littoral et l’actuel Palais des Festivals et des Congrès est inauguré en 1982.
Héritées du XIXe et du début du XXe siècle, implantées dans des jardins sur les collines, souvent remaniées ou divisées au fil du temps.
Immeubles et appartements tournés vers la baie, le long de la Croisette et vers la pointe du Palm Beach.
Propriétés plus récentes ou rénovées, recherchées pour leurs vues sur la baie, les îles de Lérins et l’Esterel.
Le quartier historique, sur la colline qui domine le Vieux-Port.
Le boulevard du front de mer, ses palaces et ses immeubles résidentiels face à la baie.
Les collines à l’est du centre, où se sont implantées de nombreuses villas de villégiature.
Les hauteurs de la Californie, réputées pour leurs vues étendues sur la baie et les îles.
L’extrémité de la Croisette, à la pointe qui ferme la baie à l’est.

Propriétés
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Les grands styles
Jordiferrer · CC BY-SA 4.0
Une presqu’île boisée entre Antibes et Juan-les-Pins.

Tobi 87 · CC BY-SA 3.0
Un territoire urbain dense, entre Monte-Carlo et extensions sur la mer.
Page rédigée le 30 octobre 2026. Les repères historiques sont en cours de confrontation avec les sources suivantes :
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