Façade ouest de la villa Eilenroc, son perron et son portique à colonnes
Antibes / Cap d’Antibes · Propriété identifiée

Villa Eilenroc

À la pointe du Cap d’Antibes, une demeure de 1867 entrée dans le patrimoine communal avec son parc.

La villa Eilenroc, façade ouest — Photo : Dacoucou, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Présentation

Grande demeure de la pointe du Cap d’Antibes, Eilenroc appartient à la commune depuis le legs d’Hélène Beaumont, en 1982.

L’office de tourisme d’Antibes en fait une œuvre de Charles Garnier. L’Inventaire général se montre plus prudent, et son attribution, fondée sur l’analyse du style, reste une hypothèse.

Histoire

Le Néerlandais Hugh Hope Loudon acquiert le terrain vers 1860 ; la villa est construite en 1867. James Wyllie l’achète en 1873 et y réside jusqu’à sa mort, en 1908.

Le nom est l’anagramme de Cornélie. Les sources divergent sur son auteur : l’office de tourisme en crédite Loudon, époux d’une Cornélie, quand l’Inventaire indique que Wyllie baptise la villa en 1873.

Après plusieurs propriétaires, Louis-Dudley et Hélène Beaumont acquièrent le domaine en 1927 et le font restaurer. En 1982, Hélène Beaumont le lègue à la commune, à condition que le parc soit ouvert au public selon l’office de tourisme. La ville entreprend alors une vaste campagne de restauration des bâtiments, du mobilier et des jardins.

Architecture

Le plan est rectangulaire : deux étages carrés et un étage en surcroît, sous une terrasse bordée d’une balustrade. Les façades est et ouest sont ordonnancées, avec des portiques monumentaux à colonnes cannelées et chapiteaux ioniques. Le rez-de-chaussée est traité en bossage, les étages sont enduits.

Architectes

L’Inventaire général écrit que Charles Garnier, ou l’architecte Vidal, son élève, pourrait être l’auteur de la villa. La restauration engagée par les Beaumont réunit l’architecte William Welles Bosworth et les décorateurs André Carlhian et Willy Baumgarten.

Design intérieur

Les pièces de réception occupent le premier étage, avec un grand salon lambrissé de style Louis XVI ; les appartements se répartissent sur les autres niveaux.

Jardins

À l’origine, le terrain n’est qu’une garrigue. Le jardinier Ringuisen y crée un parc en 1883, ensuite agrandi, puis Jacques Gréber le réaménage pour les Beaumont. Le domaine compte aujourd’hui une roseraie, consacrée surtout à des variétés créées à Antibes Juan-les-Pins, et une oliveraie en cours de reconstitution, commencée en 2000 avec la plantation de cinquante oliviers.

Environnement

La villa domine la mer d’une trentaine de mètres. Un sentier côtier de 3,7 kilomètres relie sa plage à la baie de la Garoupe. Les jours et horaires d’ouverture sont à vérifier auprès de l’office de tourisme.

Lire le dossier : le Cap d’Antibes

Galerie

Sources

  1. Inventaire général du patrimoine culturel, Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Maison dite Villa Eilenroc, notice IA06001160 — pop.culture.gouv.fr
  2. Office de tourisme d’Antibes Juan-les-Pins, Villa Eilenroc Gardens — antibesjuanlespins.com
  3. Office de tourisme d’Antibes Juan-les-Pins, The Villa Eilenroc — antibesjuanlespins.com

Page publiée le ; sources consultées à cette date.

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